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Les Dieux Elfiques

 

        Les divinités elfes sont des êtres inhabituels capables de se manifester comme êtres des deux sexes, et ont des traits distinctement androgynes. Ils sont toutefois généralement représentés dans l'art et la mythologie sous une forme au genre défini . donc Hanali et Sehanine sont presque toujours sous forme femelle, alors que Labelas est généralement mâle. Corellon, bien que masculin, est toujours représenté avec une frappante beauté androgyne (comme il convient pour les créateurs, qui incorporent les principes masculins et féminins). Alors que bien des thèmes sont reflétés dans les panthéons elfes, ceux de la magie et de la nature prédominent. L'unité elfique dans la vie et la nature est tellement mise en avant que la frontière entre les elfes et leur environnement en devient floue . 

Les divinités et la théologie elfiques mettent toujours en avant la tolérance pour les autres créatures amicales et d'alignement bon, spécialement celles qui partagent les bois et forêts des elfes, et les divinités sylvaines et leurs peuples. De nouveau ceci reflète l'amour des elfes pour leurs terres, ainsi que leur nature chaotique bonne, respectant le droit â l'existence de chaque créature ainsi que l'opportunité de vivre une belle vie.

La Seldarine (le panthéon Elfique) s'occupe de la nature, la magie, la danse et le jeu, l'amour et la beauté, le temps, les événements célestes, les arts et artisanats, la comédie et les merveilles, le chaos et les méfaits. Quelques uns représentent la loi, les phénomènes souterrains, les conflits et la haine, les ténèbres, ou l'amour de la guerre.

 

Corellon Larethian Créateur de la race elfique
AErdrië Faenya Déesse elfique de l'air et de l'eau, et du climat
Erevan Ilesere

Dieu des Illusions et du Chaos

Fenmarel Mestarine Dieu du camouflage  et des elfes vivant isolés
Rillifane Rallathil Dieu des elfes sauvages et de la nature
Hanali Celanil Déesse de l'Amour et de la Beauté
Labelas Enoreth Dieu du Temps et de la Longévité
Sehanine Archelune Déesse du Rêve, du Mysticisme et de la Mort
Solonor Thelandira Dieu de la Chasse, des archers et de la survie
Sashelas des Abîmes  ou Sabelas Dieu des mers et des cieux
Shevaras Dieu de la vengeance contre les Drows
Lafarallinn Héros elfe

 

Les divinités elfes sont toujours un groupe fortement lié dans la mythologie elfique. Les détails précis varient ; par exemple, parfois Sehanine est la compagne de Corellon, parfois elle est la sœur de Labelas Enoreth, dieu du temps et fille de Corellon. Mais le panthéon elfe est toujours harmonieux. Tous les dieux et déesses, auxquels on fait référence sous le terme collectif de la Seldarine (un terme complexe dont la signification est approximativement "la confrérie des frères et sœurs des bois"), vivent ensemble à Arvandor, la " haute forêt", sur un des plans de l'Olympe. Ils sont considérés comme parents entre eux, bien que les détails puissent varier (comme dans l'exemple précité pour Sehanine). Habituellement, ils sont considérés comme étant les rejetons de Corellon, ou nés des archétypes/âmes élémentaires/esprits des bois et forêts. Les mythes elfes peuvent être complexes et subtils sur ce point.

 

Corellon Larethian

 Dieu elfe majeur Chaotique Bon

 Zone d’influence : Créateur de la race elfe, gardien et veilleur des elfes

 Alias : protecteur et préservateur de ma vie

 Dogme : Les prêtres de Corellon se doivent d'être les leaders des communautés elfes de plusieurs manières. Ils ont un rôle prééminent dans le développement de leurs talents de combat, et leur enseignement, de la magie, et des arts et artisanats (un prêtre est censé se spécialiser dans au moins un art ou artisanat). Ils doivent servir de médiateurs dans toutes les disputes, et maintenir de bonnes relations avec les prêtres des autres divinités elfes et sylvaines. Corellon veille particulièrement aux frontières des terres des elfes. Ses avatars parcourent les terres elfiques et leurs frontières, souvent déguisés (fréquemment en une des races sylvaines mineures), et observent les actions des prêtres et artisans. Les présages sont révélées sous la forme d'étoiles filantes, par cristallomancie, inspirations soudaines et un sentiment de force physique avertissant le prêtre de l'imminence d'un danger inattendu.

Description : Il prend la forme d'un elfe mâle d'une beauté et d'une grâce extraterrestres, ou d'apparence androgyne. Il paraît fort, mais surtout vif et agile, doué d'une incroyable vitesse de réaction. L'avatar apparaît toujours vêtu d'une cape bleu azur, et d'une large amulette autour du cou qui représente un croissant de lune dans un large cercle.  Vive et terrible, la force martiale de Corellon tranche avec sa voix douce et son apparence d'une beauté surnaturelle.

Divers : Corellon est un puissant dieu guerrier, qui protège ses précieuses créations de ses mains qui ont la grâce de celles d'un artiste ou d'un sculpteur et qui portent des armes d'une indicible puissance quand il revêt ses terrifiants gantelets de bataille. Corellon ne dort ni ne se repose jamais. Son esprit vital coule de et vers les elfes et leurs terres ; et alors que les elfes mortels s'endorment et rêvent, Corellon n'abandonne jamais sa garde. Toutefois, alors que Corellon veille sur les terres des elfes, il est éternellement ouvert à l'apprentissage. C'est un paradoxe typiquement elfique qu'un dieu si versé dans les arts et l'artisanat, et si sage, ait toujours â apprendre des mortels.

Il est, pour sûr, un artiste et poète, un musicien et barde, et un patron de la magie; mais il est toujours le guerrier. C'est le créateur des elfes et aussi celui qui à bannit les Drows. Il veille sur les elfes et leur rappelle l’importance de la compassion et la vigilance contre le mal.

Symbole : un croissant de lune

 

AErdrie Faenya

 Déesse  mineure Neutre

 Zone d’influence : Air et eau, la fertilité

 Dogme : L'exploration et le maintien de bonnes relations avec les races de volatiles sont un devoir principal. Le développement de talents musicaux sur des instruments à vent et l'acquisition d'aides magiques au vol sont aussi importants. Elle donne rarement des présages â ses prêtres, et quand elle le fait, ils sont toujours sous forme de vents chuchotant.

Description : elle est représentée sous la forme d’ une mince et grande elfe â la peau bleue azurée (comme les cieux sur lesquels elle règne), des cheveux et sourcils emplumés et de grandes ailes. Ses plumes changent constamment de couleur (bleu, vert, faune, blanc). La moitié inférieure de son corps â partir des hanches s'évanouit en tourbillons de brume et elle semble ne jamais toucher le sol.  La déesse se délecte de liberté dans les cieux, la musique des instruments â vent et (quelquefois) de fortes et violentes tempêtes d'éclairs.

Divers : Amenant la pluie, elle est vénérée comme une source de fertilité. Elle est toutefois perçue comme une déesse distante, et le fait qu'elle soit aussi vénérée par certains aarakocras  diminue légèrement la force de dévotion de certains elfes pour elle. AErdrië est rarement directement impliquée dans la vie des elfes Elle s'identifie aux impulsions trop chaotiques, l'amour extrême de la liberté, et pourra donc aider des elfes oppressés par des créatures loyales.

Symbole
: Un oiseau dans un nuage

 

Erevan Ilesere

 Dieu intermédiaire

 Zone d’influence :  voleurs et roublards

Dogme : Les prêtres d'Erevan sont totalement imprévisibles. Ils ont donc des "devoirs" minimums, s'opposent â tout type d'intérêt pour une chose particulière, et adorent enfreindre les règles de la loi, fâcher les gens puissants, et généralement engendrer le chaos autour d'eux.  Ses présages sont souvent des suites de petits malheurs, la perte suivie des retrouvailles de petits objets de valeur, et ainsi de suite

Description : L’avatar d'Erevan est d'apparence variable ; il peut changer sa taille de 2,5 cm â 1 ,8 m (et son équipement suit). Il peut aussi presque tout changer à son apparence grâce â ses sorts. Il choisit souvent d'apparaître comme un pixie, esprit follet ou lutin.  Il a une faiblesse marquée pour le vin fin. Les nombreux déguisements d'Erevan Ilserë comprennent les arbres et plantes dans lesquels il se cache si fréquemment quand il prépare un méfait ou autre chose.

 Divers : Erevan est une divinité versatile et imprévisible spécialisée dans le changement de forme. Il aime les bois et porte toujours du vert sur lui, il a une faiblesse marquée pour le vin fin. Erevan est vénéré par quelques membres des petites races sylvaines comme les esprits follets et pixies. Erevan fait sa propre loi mais il devient très dangereux si des races sylvaines et/ou de faibles groupes d'elfes sont menacés ; il étend sa protection aux petits et aux faibles.


Symbole : une étoile filante

 

Fenmarel Mestarine

 Dieu mineur Chaotique Bon

Zone d’influence :  des elfes qui vivent isolés

 Résidence :  il rôde sur le plan des Limbes alors qu'il a sa maison sur l'Olympe autant par choix que suite à la pression que les autres dieux elfes exercent sur lui (c’est un proscrit parmi le panthéon elfe).

Dogme : Espionner, acquérir des compétences utiles en extérieur et apprendre la préparation et l'utilisation des poisons sont des choses courantes parmi les chamans de Fenmarel. Ils doivent enseigner aux plus jeunes et à la communauté ces talents, ainsi que le camouflage et l'art de se cacher. Fenmarel envoie fréquemment ses avatars patrouiller à proximité des elfes habitant des bois en voie de disparition, et autres environnements similaires, un peu comme Corellon dans des zones plus vastes. Il offre des présages et avertissements des menaces à ses chamans par leurs rituels de divination (des feuilles, os d'animaux, bâtonnets et ainsi de suite).

 Description : L'avatar de Fenmarel est un elfe vêtu de feuilles et 1ambeaux de vêtements, avec une peau de couleur semblable â l'environnement (généralement, brun vert), portant des tatouages.

Divers : Fenmarel est l'éternel étranger, un dieu solitaire. Il hait la race Drow et combat aux côtés des autres dieux elfes contre Lolth et son peuple, mais se préoccupe des elfes qui ont été coupés de leur peuple et qui vivent en retrait ou dans la nature sauvage en groupe ruraux "peu civilisés". Il est leur maître et protecteur, silencieux et subtil, leur apprenant l'art du camouflage, de la duperie et du secret.

Symbole : Un ovale  dans lequel il y a un regard insistant et perçant

 

 

 

 

Rillifane Rallathil  

 

Dieu mineur Chaotique Bon  des elfes sauvages et de la nature

 

 

Hanali Celanil

Déesse mineure Chaotique Bon

Zone d’influence : romance, de la beauté et de l'amour

Dogme : Les prêtres d'Hanali président aux mariages et cérémonies de rite de passage pour les jeunes elfes. Ils doivent cultiver de beaux jardins, amasser des collections personnelles (ou collectives pour un temple) de gemmes, sculptures de cristal, etc. Ils doivent toujours être finement habillés. Il n'y a pas d'obligation au mariage, car Hanali se préoccupe de l'amour, et pas du mariage. Ils doivent toujours donner abri et secours aux jeunes amants. Ses présages apparaissent sous forme de visions et rêves, mais aussi comme la soudaine et spectaculaire éclosion de fleurs, une abondance de fertilité naturelle, et la guidance de ses prêtres vers des endroits de beauté naturelle vierge.

Description : L'avatar d'Hanali apparaît comme une très belle jeune fille elfe, vêtue d'une courte jupe ou robe blanche et dorée, et toujours nu-pieds avec des bracelets d'oraux chevilles et des bagues aux orteils. L'avatar à un anneau d'invisibilité et porte un philtre d'amour.

Divers : Elle a une fontaine de cristal d'une taille immense qu'elle ne partage qu'avec Sunie, et lègue occasionnellement un peu de ses eaux à ses prêtres supérieurs comme filtres d'amour. Hanali est un être d'une beauté intemporelle et de nature bénigne, pardonnant les transgressions mineures, et adorant récompenser ses fidèles méritants en leur faisant rencontrer un amour inattendu. Hanali aime avoir la croissance de l'amour parmi les elfes, et son avatar agira souvent secrètement pour protéger de jeunes amants.  Dans au moins quelques versions, Hanali Celanil, déesse de l'amour et de la beauté, est considérée comme l'émergence de l'amour spirituel des anciens elfes pour leurs terres natales. Ainsi, un amour spirituel et transcendant est considéré comme l'origine d'une divinité de l'amour qui est physique esthétique aussi bien que spirituelle. Des croyances aussi sophistiquées sont typiques à la race elfe.

Symbole : un cœur jaune

 

 

Labelas Enoreth

Dieu intermédiaire Chaotique Bon

Zone d’influence : déroulement de la vie, le temps et la longévité

Alliés : Hanali, Sehanine

Dogme : Les prêtres de Labelas sont des philosophes et professeurs responsables de l'éducation des jeunes. Ils doivent répandre et acquérir des connaissances Ils rédigent aussi des livres d'histoire des et chroniques. Ses présages prennent la forme de signes et événements subtils cachés ou ambivalents, ne facilitant pas la tâche de ses prêtres dans l'interprétation de ces signes

Description : Labelas peut apparaître masculin ou féminin, mais a toujours des cheveux d'argent et des yeux gris. 11 porte des robes aux teintes pâles de vert, bleu, blanc et gris.

Divers : Labelas Enoreth est le dieu qui a conféré la longévité aux créatures de Corellon lors de leur création. C'est Labelas qui a décrété que le visage des elfes ne serait pas marqué par le passage du temps. Labelas est aussi un dieu philosophe, un professeur et instructeur patient. Labelas se préoccupe des changements transgénérationnels, et de la croissance de la connaissance et de la sagesse parmi les elfes ; il s'implique donc rarement directement dans la vie des individus


Symbole
:

 

Sehanine Archelune

Déesse intermédiaire

Zone d’influence :  la lune, la magie subtile, protectrice contre la folie, passage de la vie à la mort, les étoiles.

Dogme : Les prêtres de Sehanine protègent les morts, doivent combattre les créatures non mortes, organisent les rites funéraires et sont aussi médiums. Ils aident à la préparation du voyage vers les terres mystiques des elfes, mais ne fournissent pas de guidance lors du voyage même (ceci est fait par révélations intuitives provenant de Sehanine elle-même). Retrouver les arcanes perdus et la connaissance magique, spécialement s'il s'agit d'illusions et/ou de fantasmes est un devoir principal des prêtres aventuriers de ce culte.

Description : L'avatar de Sehanine prend la forme d'une elfe qui est â la fois jeune et vieille. qui porte une robe diaphane flottante formée de rayons de lune légers mais presque solides. Parfois, des gouttes de lumière tombent de sa robe et forment de petites mares sur le sol (une par tour); si on en met rapidement une en bouteille, elle devient une potion d'invisibilité.

Divers :  Bien que le symbole de Corellon Larethian soit un croissant de lune, c'est la déesse Sehanine que les elfes identifient le plus à la lune (spécialement la pleine lune). Sehanine est celle qui gouverne les divinations, les présages et ce qui est considéré comme "la magie subtile" : illusions, magie élémentaire (de l'air), altérations, et ainsi de suite. Elle est aussi une protectrice contre la folie. Le second rôle de Sehanine est partagé avec Labelas Enoreth, dieu du temps Labelas a octroyé la longévité aux elfes, et il veille au déroulement de leur vie mais Sehanine veille sur le passage des esprits des elfes en dehors du monde, et elle est donc une protectrice des morts. Elle est aussi une gardienne et elle guide ces elfes qui ont fait leur temps sous leur forme mortelle, et qui veulent quitter le monde rassurant qu'ils connaissent pour un lointain refuge. Dans les cultures elfes qui proclament la réalité de la réincarnation, elle travaille avec Corellon à guider les esprits vers la meilleure réincarnation possible.



Symbole
: Une lune surmontée d'un demi cercle

 

Solonor Thelandira

Dieu mineur

 Zone d’influence : la chasse, des archers et de la survie en milieu hostile.

Dogme : Les prêtres de Solonor doivent conserver un équilibre naturel entre la chasse et la cueillette dans la nature sauvage, et l'intégrité de cette même nature. Ce sont des chasseurs et ils subviennent aux besoins de la communauté dans les terres les plus reculées. Ils peuvent aussi présider aux cérémonies d'initiation à la vie adulte, surtout dans des contrées elfiques moins "civilisées". Les présages de ce dieu prennent toujours la forme de phénomènes naturels :; vols d'oiseaux inhabituels, animaux sauvages au comportement étrange, et aussi le bris soudain des cordes d'arc ou de brindilles dans la forêt.

Description : L'avatar de Solonor apparaît comme un elfe mâle fort et noueux vêtu d'une grande cape représentant des elfes vivants, à la recherche d'aventure et de mal à détruire.

Divers : il est vénéré par de nombreux guerriers elfes, en plus des rôdeurs, chasseurs et hommes des bois. Solonor a son intérêt principal dans la conservation de la nature, l'équilibre entre les terres exploitées et cultivées d un côté et les terres sauvages laissées en jachère de l'autre. Ses talents d'archers sont connus pour être supérieurs à ceux de tout être
Solonor, comme Corellon et Fenmarel, veille sur les frontières des terres elfiques et peut fournir de l'aide à de forts et hardis guerriers et chasseurs piégés en territoire hostile.

Symbole :

 

 

Sabelas

Dieu majeur Chaotique Bon des elfes marins 

Sashelas des Abîmes, dieu des mers, a la peau turquoise

 

 

Shevaras

Demi dieu de la vengeance contre les Drows.

 

 

Lafarallinn (héros elfe)

 

La légende de Lafarallinn est un mythe archétypique raconté sous bien des formes et c'est avant tout un conte moral. Il ne reflète pas la puissance martiale, bien que Lafarallinn ait un rôle de protecteur. Il donne un rôle primordial à l'art et à l'artisanat en tant que chemins vers le développement spirituel, et c'est surtout une légende de sagesse enseignée par les dieux aux elfes mortels et inversement. C'est un mythe inhabituel car ni les prouesses physiques ni l'intelligence du héros ne sont ses caractéristiques principales.
Lafarallinn est représenté comme un puissant rôdeur elfe, qui longuement protégé les frontières elfiques dans les temps anciens où les elfes étaient pourchassés par de nombreux ennemis, jadis quand un mal extraterrestre rôdait encore sur le Plan Primaire. Le jeune elfe adopta comme premier principe qu'appliquer les préceptes du Bien signifiait combattre le Mal. Si ce n'est pas bon, cela doit périr afin que le Bien triomphe, ainsi pensait le jeune elfe. Et il passait le Mal par le fil de son épée, sans rémission. Muni d'un anneau magique qui détectait immanquablement le mal, le rôdeur s'estimait virtuellement parfait dans sa quête de la destruction du Mal.
Corellon observa le cœur de cet elfe et y vit un manque de pitié. Il décida alors de donner une leçon â ce mortel, mais le dieu estima qu'aucune diatribe morale n'aurait pu toucher un tel cœur. Lafarallinn se reposait dans une taverne entre deux aventures, et une jeune voleuse elfe lui chaparda sa bourse alors qu'il était en train de souper. Il la poursuivit dans les ruelles sombres, la rattrapa après qu'elle ait chu. son souffle coupé par une maladie qui lui rongeait les poumons. Son anneau brillait. il sortit son épée pour abattre la jeune malfrat. Mais sa main resta levée, et alors qu'il fixait ses yeux sombres, dilatés par la peur d'une mort imminente. Corellon donna à Lafarallinn une vision du cœur de la jeune fille. Le rôdeur y vit la cruauté et la brutalité de son enfance, la cruauté de ses pairs, l'indifférence de ses parents. Les sordides conditions de son éducation ; et le dieu fit prendre pitié au mortel de ce qu'elle n'aurait pu éviter de devenir. Et alors que les mains du rôdeur s'avançaient pour toucher son visage, Corellon tira un peu de la maladie qui rongeait son corps vers ces mains. Lafarallinn pleura, ramassa le fragile corps de la fille et le mena aux soigneurs, utilisant la bourse récupérée pour payer les soins.
Leur aide fut sans effet. La fille fut consumée par une maladie tenace et Lafarallinn se retrouva seul avec son amour pour elle. Ses mains infirmes ne lui permettaient plus de lever une épée. Ensuite, l'avatar de Corellon lui apparut et lui conta la leçon qu'il venait de lui donner ; que l'amour et la pitié séparent le bien du mal, et étaient auparavant absents de son coeur. Lafarallinn s'écroula et regretta, mais trop tard, ses destructions passées. Il pria alors Hanali Celanil pour le pardon et des soins, mais la déesse ne pouvait contrer les actions de Corellon, et ses larmes furent inutiles.
Bien des années plus tard, Corellon lui-même quittait un conclave de bardes qu'il avait secrètement observé, quand il rencontra une personne voûtée, encapuchonnée et discrète qui s'en retournait dans la pénombre. Quelque chose interpella Corellon, et alors qu'il hésitait, une intuition fit retirer sa capuche â l'homme qui se tourna vers Corellon. Lafarallinn, maintenant dans la fleur de l'âge reconnut le dieu, et tira silencieusement un sac de soie de ses vêtements. Du sac, il tira de ses mains tordues une statuette de la fille qu'il avait aimée et la montra au dieu, des larmes plein les yeux. Corellon inspecta le cœur de l'elfe et vit les années de travail concrétisées par la statuette, et la douleur constante due aux mains handicapées de l'elfe. Durant des années, Lafarallinn avait enduré son tourment, maintenant une inébranlable concentration sur cette statuette que son amour le motivait à sculpter.
Corellon en fut humilié. Sa leçon avait été bien apprise, et on la lui apprenait maintenant. Le dieu réalisa qu'il n'avait montré au mortel nulle pitié ou considération pour ses efforts ; il n'avait pas une fois regardé si Lafarallinn avait appris les vertus que Corellon avait cherché à lui enseigner. Prenant doucement ses mains, Corellon demanda â Hanali de le soigner comme elle l'avait désiré ; et posant doucement la main sur le front de Lafarallinn il enleva tout souvenir de ces années de douleur. Lafarallinn, en vieillissant, devint un grand prêtre servant à la fois Corellon et Hanali, et un artiste et sculpteur hors pair parmi les elfes. Quand son temps vint de quitter les terres des mortels, le mythe dit qu'il prit son armure et ses armes et, aidé par Corellon, partit dans les Abysses réclamer l'âme de son amour perdu. Avec la bénédiction de Corellon, les deux âmes partirent se reposer dans l'Olympe.
Ce conte a un côté sentimental, comme beaucoup de mythes elfes mais il met l'accent sur la valeur de toute vie, la nécessité pour le bon d'être vigilant face â ses propres défauts. Il montre aussi le manque total de distance de Corellon face à ses créations.
Lafarallinn peut apparaître comme "avatar" en tant que guide spirituel. et comme un guerrier puissant ; ses dernières actions, son voyage dans les Abysses, sont une revalorisation de ses talents de guerrier de haut niveau. Il est reconnaissable à son anneau d'argent et opale qui détecte infailliblement le mal à 40 mètres Il protège les elfes sans cesse et les met en garde contre le besoin de protéger les vertus personnelles.
 

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